Art hallucinatoire

Comme en écho à la quête de son moi profond, c'est le tocsin de 1914 qui déclenche, dans l'esprit de Marguerite Burnat-Provins, l'irruption de centaines de noms à l'origine de deux vastes corpus de dessins hallucinatoires, intitulés Ma Ville et Ma Ville d'oiseaux, vastes galeries de portraits d'humains et d'oiseaux de toutes natures. Fragilisée dans sa santé et en proie à des déceptions sentimentales et à des angoisses morbides, l'artiste vit une période difficile.

L’ensemble compte quelque trois mille figures, le plus souvent oniriques, parfois mi-anthropomorphes, mi-zoomorphes, toutes chargées d’une forte connotation symbolique. Leurs titres, tels La Confiance, La Luxure ou Les Êtres de l’abîme, traduisent les tourments et les fantasmes de l’artiste, qui s'éteindra en 1952.

Une partie de ces œuvres, qui a intéressé divers spécialistes, notamment des psychiatres, est déposée à Lausanne à la Collection de l’Art Brut.


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